Des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) ont découvert une piste prometteuse pour améliorer les traitements offerts aux personnes atteintes de mucoviscidose.

Deux traitements sont actuellement proposés à certains patients : le Kalydeco pour les personnes qui présentent un type de mutations rares (moins de 4 % des patients) et l’Orkambi pour la mutation la plus fréquente (79 % des patients). Malheureusement, ces deux médicaments ont une efficacité limitée.

L’équipe d’Emmanuelle Brochiero cherche à comprendre pourquoi. Avec le consentement des patients, elle prélève des cellules nasales et réutilise également les poumons retirés au moment de la transplantation pulmonaire. Les scientifiques arrivent ensuite à recréer dans leur laboratoire le tissu épithélial respiratoire grâce au génie tissulaire pour étudier la maladie et tester des approches thérapeutiques.

Emmanuelle Brochiero, chercheuse au CRCHUM et professeure à l’Université de Montréal, explique : « Le fait d’ajouter aux médicaments actuels une molécule appelée “inhibiteur de quorum sensing” de la famille des furanones réduit la production de certains résidus néfastes par les bactéries et restaure l’efficacité des traitements existants sur les cellules des patients»,

D’autres recherches doivent être menées afin de confirmer l’efficacité et l’innocuité des inhibiteurs de quorum sensing, qui pourraient éventuellement être offerts en complément aux médicaments actuels.